Meta lance son assistant virtuel pour rivaliser avec ChatGPT

Article publié le 27/09/2023
Meta

Mark Zuckerberg, CEO de Meta, a dévoilé son nouvel assistant virtuel lors d’un événement de l’entreprise. Cette innovation technologique intervient comme une réponse directe au ChatGPT d’OpenAI. Cet assistant ne se contente pas seulement de dialoguer : il génère également des images.

Un nouvel acteur dans le monde de l’IA

Nommé Meta AI, cet assistant est propulsé par le grand modèle linguistique de la société, Llama 2. En outre, il utilise un générateur d’images appelé Emu, qui a été formé sur plus de 1,1 milliard de paires de photos et de textes. Cela inclut notamment des photos et des légendes partagées sur des plateformes comme Facebook ou Instagram. Ainsi, Meta poursuit son objectif, qui est de se positionner en tant que leader dans le domaine de l’intelligence artificielle.

En termes de disponibilité, l’assistant sera lancé pour un groupe limité d’utilisateurs américains sur Facebook Messenger, Instagram et WhatsApp. D’ailleurs, pour une expérience utilisateur encore plus immersive, l’assistant sera accessible via la voix à travers les nouvelles lunettes intelligentes que Meta compte lancer prochainement.

Quand innovation rime avec compétition

La rivalité ne date pas d’hier entre les géants de la technologie. Cependant, il est indéniable que le lancement de cet assistant virtuel et du générateur d’images est une tentative de Meta pour concurrencer le ChatGPT d’OpenAI. En effet, le réseau social semble suivre de près les avancées technologiques de ses concurrents tels que Microsoft, Alphabet et Amazon.

La stratégie de Meta ne s’arrête pas là. En plus de son nouvel assistant, la société a également introduit une collection de chatbots basés sur des célébrités. Imaginez échanger avec un chatbot reprenant les traits de personnalités telles que Naomi Osaka, Tom Brady ou encore Snoop Dogg !

L’ouverture à l’ère de l’IA

La particularité de Meta réside dans sa volonté de baser ses produits sur des modèles d’apprentissage machine open source. Cela le distingue nettement de ses concurrents comme Google et OpenAI, qui préfèrent garder leurs modèles AI comme propriété exclusive.

D’ailleurs, le modèle Llama, qui a fait ses débuts en février, a été intégré dans chaque application et service de Meta. Pour Nathan Lambert, chercheur en IA chez Hugging Face, ceci témoigne du potentiel que peut offrir l’open-sourcing à de grandes entreprises, en leur permettant d’évoluer rapidement.

Des préoccupations grandissantes

Néanmoins, l’approche open source de Meta n’est pas sans susciter des critiques. Certains experts, à l’instar de Holly Elmore, s’inquiètent des possibles conséquences négatives liées à la distribution large de ces modèles. La principale préoccupation est liée à la sécurité de l’IA, car ces modèles pourraient potentiellement être exploités à des fins malveillantes.

En conclusion, Meta continue de repousser les limites de ce que l’intelligence artificielle peut accomplir. Toutefois, cela soulève également d’importantes questions éthiques sur la manière dont ces technologies devraient être réglementées et utilisées à l’avenir. Seul le temps nous dira si les innovations de Meta seront bénéfiques pour la société ou si elles causeront plus de problèmes qu’elles n’en résolvent.

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